2010-2015 : le chaos planétaire

Mardi 2 février 2010, par Charles RIDOUX // 6. Monde

JPEG - 74.8 ko

Texte

PDF - 41.8 ko

Schémas

PDF - 1.2 Mo

Cet article est le second d’une série qui en comprend trois : « 2010 - Au seuil du chaos planétaire » ; « Le chaos planétaire 2010-2015 » ; « Au-delà du chaos planétaire ». Après un premier article, consacré à l’année 2010, présentant une étude à la fois astrologique et géopolitique, celui-ci se tient sur le terrain d’une analyse des mouvements planétaires durant les deux phases du carré Uranus-Pluton (2008-2017) et du semi-carré Uranus-Neptune (2017-2021), sans intention prévisionnelle. En effet, tant que les événements graves et surprenants prévisibles durant l’année 2010 ne se seront pas produits, nul ne saurait prédire sérieusement le cours probable de la marche du monde dans les années critiques qui vont suivre. Le troisième article de cette série sera plutôt de nature cyclologique et tentera de situer la conjoncture actuelle dans le cadre d’une involution cyclique proche de son terme.

Le jeu des interférences cycliques - 2008-2021

PNG - 63.7 ko

Depuis la découverte de Pluton en 1930, l’astrologie mondiale repose sur l’interaction entre les dix cycles que forment les planètes lentes, de Jupiter à Pluton. La base est constituée par les trois cycles des trans-saturniennes (Neptune-Pluton, Uranus-Neptune et Uranus-Pluton) ; les courants plutoniens, neptuniens et uraniens se combinent ensuite selon les deux registres saturnien et jupitérien ; à cela s’ajoute enfin le cycle Jupiter-Saturne, qui constituait pour les Anciens (jusqu’à la découverte d’Uranus en 1781) l’unique cycle des lentes.

PNG - 147.7 ko

Lorsque l’on veut étudier l’évolution d’une conjoncture sur quelques années, il convient de prendre appui sur le jeu de polarité fluctuant autour des trans-saturniennes. Deux cas exceptionnels peuvent se manifester : soit une situation d’unipolarité, soit une situation d’équilibre. L’unipolarité se rencontrera, par exemple, lors des triples conjonctions Uranus-Neptune-Pluton, mais ce phénomène est d’une extrême rareté : la dernière en date remonte à 575 av. J.-C., au début du VIe siècle avant notre ère ; mais on pourra aussi parler d’unipolarité lorsque ces trois planètes sont reliées entre elles par opposition, par carré, par semi-carré et sesqui-carré. Tel était le cas, par exemple, lors de la conjonction Uranus-Neptune de 1821, au carré de Pluton (dans l’axe Bélier-Capricorne) ; il en va de même en 1890, où la conjonction Neptune-Pluton est au sesqui-carré d’Uranus (avec, en outre, une interférence saturnienne) ; de 1931 à 1934, le carré Uranus-Pluton est relié à Neptune par semi- et par sesqui-carré. On considèrera comme situations d’équilibre les rares périodes durant lesquelles les trois planètes se trouvent former ensemble un grand triangle, ou lorsque deux d’entre elles en conjonction sont reliées à la troisième par trigone, ou encore lorsqu’il se forme un petit triangle (un trigone relié par un double sextile). Ainsi, le conjonction Uranus-Pluton de 1710 est au trigone de Neptune ; de 1767 à 1771, on trouve un grand trigone dans les signes de Terre ; et en plein cœur de la Seconde Guerre mondiale, en 1943, les trois trans-saturniennes forment un petit triangle, avec Pluton au mi-point du trigone Uranus-Neptune.

PNG - 120.8 ko

Plus fréquentes sont les périodes de bipolarité, lorsque deux trans-saturniennes sont reliées entre elles (par conjonction, opposition, carré, semi-carré ou sesqui-carré) et que la troisième reste en dehors de cet aspect. Durant la période 2008-2021, deux phases de bipolarité vont ainsi se succéder : durant la première règne le carré Uranus-Pluton (Neptune en dehors) ; durant la seconde domine le semi-carré évolutif Uranus-Neptune (Pluton en dehors). Le carré Uranus-Pluton est exact à sept reprises entre juin 2012 et mars 2015, mais il est activé déjà une première fois par une dissonance saturnienne lors de la Pleine Lune du 15 septembre 2008, qui a correspondu au déclenchement du krach financier ; la dernière occurrence se produit avec la Pleine Lune du 11 avril 2017, avec une dissonance de Jupiter en opposition à Uranus et au carré de Pluton. C’est donc durant toute cette période que devraient se développer les conséquences issues du krach financier de septembre 2008. Le relais par le semi-carré Uranus-Neptune est repris dès l’automne 2015 jusqu’à la mi-avril 2021, avec un relais saturnien. Il y aura donc ainsi, entre septembre 2015 et avril 2017, une période particulièrement intense durant laquelle les deux bipolarités (carré Uranus-Pluton et semi-carré Uranus-Neptune) seront à l’œuvre en même temps. C’est précisément durant cette période que se situe l’un des moments forts de l’Indice astrométrique de Pierre Julien. [1]

PNG - 94.2 ko

Une fois établi le cadre cyclique fondamental d’une période, constitué par le tableau cyclique des trois trans-saturniennes, il convient d’étudier les interférences saturniennes et jupitériennes qui viennent animer le paysage ; les interférences saturniennes permettent de délimiter des sous-périodes ; quant aux interférences jupitériennes, on peut les considérer, à cette échelle, à la fois comme des touches nouvelles apportées au tableau d’ensemble et comme des facteurs déclencheurs (à la manière de Mars au niveau des planètes rapides). Saturne interfère à deux reprises dans le carré Uranus-Pluton : par carré et opposition durant la phase 2008-2010, puis par semi- et sesqui-carré durant la phase 2014-2015. À partir du printemps 2010 et jusqu’à l’automne, les configurations sont particulièrement tendues ; parmi d’autres, on peut signaler la Nouvelle Lune du 10 août 2010, avec une triplice Vénus-Mars-Saturne. Durant la phase 2014-2015, la dissonance de Saturne sera redoublée par celle de Jupiter au carré de Saturne et au double sesqui-carré d’Uranus et de Pluton.

PNG - 132.8 ko
PNG - 153.3 ko

Pour ce qui est des interférences jupitériennes, elles vont du carré évolutif au carré involutif avec Pluton, après être passé par la phase de l’opposition ; et avec Uranus, elles vont de la conjonction en 2010-2011 jusqu’à l’opposition en 2016-2017, la conjonction Jupiter-Uranus du 8 juin 2010 étant d’autant plus remarquable qu’elle se produit à 0° Bélier, sur le Point Vernal.

PNG - 153.3 ko

La pièce majeure de cette seconde période est le semi-carré évolutif du cycle Uranus-Neptune qui a commencé avec la conjonction de 1993 à 19° Capricorne. On relèvera que Pluton transitera le lieu de cette conjonction durant toute l’année 2018, ce qui pourrait signifier une transformation en profondeur des significations propres au nouveau cycle engagé en 1993 : peut-être une remise en cause de l’hégémonie politique et culturelle de l’hyper-puissance américaine dans le monde, dans la mesure où le cycle Uranus-Neptune concerne ce que les hommes du Moyen Age appelaient translatio studii et imperii. Le transit de Saturne sur le même point en 2019 pourrait correspondre alors à la mise en place d’un véritable « nouvel ordre mondial » consacrant l’organisation d’un monde multipolaire. Mais, tant que l’on ne sait pas quels événements bouleverseront le monde d’ici-là, ce sont là de simples supputations. De même, en 2015-2016, le carré d’Uranus pourrait caractériser une remise en cause inattendue de ce qui s’est construit à partir de la conjonction de 1993. Par lui-même, le semi-carré évolutif est porteur d’une signification analogue : une phase de difficulté de réalisation du phénomène qui a pris naissance lors de la conjonction. En 2011 déjà, l’opposition Jupiter-Saturne aura transité ce point sensible, ce qui pourrait constituer une phase délicate pour l’Union européenne (régie par les deux cycles Uranus-Neptune et Jupiter-Saturne).

Les interférences saturniennes sur la zone du semi-carré Uranus-Neptune se produisent à deux périodes : d’abord au moment du carré Saturne-Neptune en 2015-2016, puis au moment où Saturne passera au semi-carré de Neptune et au carré d’Uranus en 2021. Les interférences jupitériennes évoluent tout au long de la période qui va de l’opposition à Neptune en 2015 jusqu’à la conjonction Jupiter-Neptune de 2022. Celle-ci, au mi-point Soleil-Saturne, semble marquer la sortie de cette longue période de tensions et l’entrée dans une nouvelle période, dont la pièce maîtresse sera constituée par les harmonies qui entourent la conjonction Saturne-Neptune de 2026, à 0° Bélier, au double sextile du trigone Uranus-Pluton - comme une réponse lointaine à la conjonction dissonante Jupiter-Uranus de 2010 sur le même Point Vernal.

L’implication des générations dans le carré Cardinal Uranus-Pluton

Les natifs de 2010 auront seize ans en 2026, lorsque la conjonction Saturne-Neptune transitera leur conjonction Jupiter-Uranus sur le Point Vernal. Ce sera sans doute un grand moment de poussée collective soit dans le sens d’une révolte impatiente, soit d’efforts considérables pour accomplir des changements de façon structurée. Mais, pour l’heure, la question qui se pose est plutôt de savoir comment les lourdes configurations de la période 2008-2017 vont affecter plus particulièrement diverses générations. Il faut examiner, pour ce faire, des phases cycliques antérieures en relation avec le Point Vernal, soit directement à 0° des signes Cardinaux, soit à 15° des signes Fixes.

PNG - 15 ko

Tous les natifs issus du massif de grandes conjonctions entre 1988 et 1993 (Saturne-Uranus, Saturne-Neptune, Uranus-Neptune) connaîtront un transit du carré Uranus-Pluton entre 2010 et 2017. C’est toute une population qui aura, en 2010, entre 17 et 22 ans, celle qui entre dans la vie active et qui est susceptible, en cas de malheur, d’alimenter en hommes les forces armées, régulières ou non. Les natifs issus du massif de conjonctions précédents, entre 1980 et 1984, subiront également le transit du carré Uranus-Pluton ; ils auront, en 2010, entre 26 et 40 ans. Viennent ensuite les natifs de ce qu’André Barbault a appelé la « génération Uranus-Pluton », nés entre 1965 et 1968, qui auront, en 2010, entre 42 et 45 ans - un âge particulièrement critique, en général, du fait que c’est une période de remise en cause, voire de réorientation de sa vie, qui se produit au moment où les cycles uranien et saturnien atteignent la phase du demi-cycle. Remarquons que cette conjonction à 16°-17° Vierge est reliée en H 32 (11°15) avec la zone de la conjonction Jupiter-Uranus en opposition de Saturne de 2010. En remontant plus haut, les natifs de la période 1945-1949 seront aussi directement affectés, alors qu’ils auront, en 2010, entre 61 et 65 ans : âge de la retraite pour les uns, mais aussi, pour d’autres, l’âge des plus hautes responsabilités.

PNG - 90.6 ko
PNG - 85.7 ko
PNG - 55 ko

Les transits du carré Uranus-Pluton entre 2010 et 2017 n’affecteront pas en même temps toutes ces générations ; on peut répartir en trois phases ce mouvement de transit : d’abord 2010-2011, puis 2012-2014 ; enfin 2015-2017.

PNG - 131.4 ko

Par ailleurs, au sein de chacune de ces générations astrologiques liées à de fortes configurations planétaires, on peut distinguer des « générations nodales », c’est-à-dire des groupes de natifs, qui partagent une position commune des Nœuds lunaires en relation avec telle ou telle configuration planétaire ; ces « générations nodales » peuvent s’étendre sur plusieurs semaines. Ainsi, durant la période 1988-1993, on peut relever un premier groupe, autour de la conjonction Saturne-Uranus (au semi-carré de Pluton et en opposition de Chiron), relié au Noeud Nord sur le Point Vernal ; cette figure demeure en orbe durant au moins deux mois, en décembre 1987 et janvier 1988i. Un autre groupe se présente du 15 septembre au 10 novembre 1989, avec le Nœud Nord en dissonance à l’opposition de Jupiter à Saturne-Neptune. Puis, de janvier au début avril 1990, le Nœud Nord entre dans un Yod dissonant avec le sesqui-carré Jupiter-Pluton. En juillet-août 1992 se présente un autre groupe autour du carré Saturne-Pluton (en dissonance de Chiron) relié au Noeud Nord à 0° Capricorne. Enfin, durant quatre mois à partir du début septembre 1993, un dernier groupe apparaît avec le Noeud Nord et Chiron en relation avec la conjonction Uranus-Neptune.

PNG - 81.6 ko

Durant la période 1980-1985, on observe trois groupes de générations nodales en résonance avec le Point Vernal : autour de la conjonction Jupiter-Saturne à l’automne 1980 ; lors du transit de Neptune à 0° Capricorne au printemps 1983 ; au moment du semi-carré Jupiter-Neptune durant l’été 1985.

PNG - 107.3 ko

Deux groupes se présentent durant la période 1969-1971 : au printemps 1969, au moment de la triple conjonction Jupiter-Uranus-Pluton, puis encore durant l’automne 1971, avec l’entrée de Pluton en Balance.

Enfin, durant la période du semi-carré involutif Uranus-Pluton de 1948-1950, on trouve un groupe de génération nodale durant le printemps 1948 et durant l’été 1950.

On peut raisonnablement conjecturer que les natifs de ces générations nodales seront particulièrement affectés par le long transit du carré Uranus-Pluton entre 2008 et 2017, et l’on voit comment cette notion de « génération nodale » permet de construire un pont entre l’astrologie mondiale et l’astrologie individuelle.

Les thèmes nationaux concernés par le carré Cardinal

Du seul fait de son ancrage sur le point Vernal (conjonction Jupiter-Uranus à 0° Bélier avec Pluton en Capricorne et Saturne en Balance), la quadruplice de 2010 possède une résonance universelle. Mais en outre le mouvement de cette configuration balayant les deux premiers décans des signes Cardinaux entre 2008 et 2017 affecte nombre de pays, parmi lesquels les plus puissants et les plus concernés par l’actualité. Certes, l’on sait combien les thèmes d’États sont sujets à caution et à discussion, puisque souvent la création d’un État est le fruit d’un processus complexe et qu’il est rare de voir les astrologues s’accorder sur une date et une heure précise de naissance. Il suffit de lire, pour se rendre compte de cette complexité, l’ouvrage de Nicholas Campion qui demeure une référence, bien qu’il convienne encore de vérifier les thèmes proposés (par exemple pour celui de la Ve République) [2]. Sans prétendre à l’exhaustivité, nous passerons ici en revue les principaux thèmes qui nous paraissent concernés par les configurations en cours, de 2008 (entrée de Pluton en Capricorne) à 2017 (transit de Pluton sur la conjonction Uranus-Neptune de 1993, à 19° Capricorne).

PNG - 150.2 ko
PNG - 152.4 ko
PNG - 148.5 ko
PNG - 159.3 ko
PNG - 146.9 ko
PNG - 157.9 ko
PNG - 153.6 ko
PNG - 149.5 ko
PNG - 206 ko

Le tableau des transits permet de voir quelles zones du zodiaque seront particulièrement affectées au cours de chacune des années durant la période du carré Uranus-Pluton. De 2010 à 2012, c’est le premier décan des signes Cardinaux qui est concerné ; de 2013 à 2017, c’est le deuxième décan.

PNG - 90 ko

On peut également tester les techniques de l’astrocartographie afin de déceler lez points de la planète pour lesquelles les configurations les plus lourdes sont angulaires. Nous ne faisons ici qu’ébaucher une étude qui devrait être infiniment plus approfondie : en effet, nous n’avons examiné que les phases exactes du carré Uranus-Pluton, alors qu’il faudrait prendre en compte, certainement, aussi les autres phases cycliques (incluant Jupiter et Saturne) et un examen des cartes ACG lors des Ingrès solaires et des lunaisons… C’est là un travail d’équipe qu’il faudrait - et cela n’existe pas dans la vie astrologique française actuelle. De plus, nous n’avons pris en compte que le croisement des lignes planétaires angulaires, sans tenir compte des parans, c’est-à-dire du prolongement de ces lignes tout au long de la planisphère. Rappelons, en tout cas, que, dans l’état actuel de nos connaissances, nous considérons l’astrocartographie comme un domaine de recherche, mais non comme un outil prévisionnel.

PNG - 205 ko
PNG - 223.3 ko
PNG - 277.2 ko
PNG - 198.7 ko

Importance particulière de la quadruplice de 2010 : le Point Vernal

À chaque époque, il flotte dans l’air ambiant des discours types qui véhiculent un mélange savamment dosé de vrai et de faux, de sûr et d’incertain, souvent avec un ton comminatoire censé en imposer au pékin ébahi. Ainsi, au fil du Net, on peut lire des messages nous annonçant que « nous sommes au début d’une période très unique dans l’histoire », et qu’il est « absolument exceptionnel que [les planètes lentes] se trouvent alignés en croix sur les degrés sensibles [au début des signes Cardinaux] ». Viennent ensuite une litanie de conseils dispensés avec une imperturbable bénévolence, comme si l’astrologue était la sagesse incarnée… Ces discours s’adressent à un « nous » aussi abstrait qu’indéfini, sans doute en référence au « Village global » de l’idéologie du New Age.

PNG - 138.1 ko

Examinons donc cette question du caractère « absolument exceptionnel » d’une configuration planétaire lourde ancrée au début des signes Cardinaux. Nous ne remonterons pas plus haut que le début de notre ère. Et nous avons la surprise de découvrir que cette nouvelle ère (déterminée au VIe siècle par Denys le Petit ou Dionysius Exiguus) commence par une opposition Uranus-Pluton sur l’axe 0° Bélier-Balance ! Quarante ans plus tard, le carré involutif se produit à 0° Balance-Capricorne. En 358, Pluton atteint le Point Vernal, au carré d’Uranus à 0° Cancer. L’année 778 - qui fut celle de la bataille de Roncevaux immortalisée par la Chanson de Roland - offre un tableau particulièrement corsé, avec un carré en T Jupiter-Uranus-Pluton relié par un Yod dissonant à un carré Saturne-Neptune : les cinq lentes forment une dissonance centrée sur le Point Vernal. En 1090, conjonction Uranus-Pluton à 0° du Bélier au carré de Saturne à 0° Cancer ; en 1234, Saturne est au double sesqui-carré d’une conjonction Jupiter-Pluton à 0° Balance et d’Uranus à 0° Capricorne. La configuration de 1427 - que l’on peut considérer comme la signature céleste de la mission de Jeanne d’Arc - peut se comparer à celle de 778 : un carré en T Jupiter-Uranus-Pluton relié à un grand triangle constitué par les trigones Saturne-Uranus-Neptune. En 1762 - ciel sous lequel naît la génération qui va traverser la Révolution française - on observe une triple conjonction Jupiter-Saturne-Uranus en Bélier au carré de Pluton en Capricorne et au sesqui-carré de Neptune : une fois encore, une grande orchestration dissonante des lentes.

PNG - 81.3 ko

Le cycle Uranus-Neptune de 1821, qui inaugure l’avènement de la société industrielle et de la modernité, se situe au début Capricorne, au carré d’une conjonction Jupiter-Uranus sur le Point Vernal. La signature céleste de la Première Guerre mondiale est une conjonction Saturne-Pluton à 0° Cancer, au sesqui-carré d’une conjonction Jupiter-Uranus au milieu du Verseau. Et le carré en T de 2010 sera suivi, en 2073, par une nouvelle configuration dissonante entre les cinq planètes lentes.

On le voit : le carré en T de 2010 est une configuration assez rare, mais non « absolument exceptionnelle » et ne correspond en aucune manière à une « période très unique dans l’histoire ». C’est du moins le constat que l’on peut tirer lorsque l’on s’en tient au plan strict de l’astrologie mondiale, fondée sur la trame sans cesse mouvante des cycles des planètes lentes. Pour juger si le monde connaît de nos jours une période « très unique », il faut quitter le terrain de l’horizontalité où se situe l’astrologie mondiale pour intégrer la verticalité transcendante de la cyclologie traditionnelle.

Charles Ridoux
Amfroipret, le 25 janvier 2010

Notes

[1] Pierre Julien donne la date du 21 avril 2017 comme particulièrement critique. cf. son article « Premiers craquements d’une crise majeure », publié sur notre site - http://ridoux.fr/spip/spip.php?article125

[2] CAMPION Nicholas, The Book of World Horoscopes, Cinnabar Books, 3e ed., 1999.


Documents joints


PDF, 1.2 Mo


PDF, 41.8 ko