1. Bienvenue

Mardi 18 mars 2008, par Charles RIDOUX // 1. Bienvenue sur le site

La raison d’être de ce site est de permettre de suivre mes travaux qui sont marqués par une double vocation de médiéviste et d’astrologue. J’enseigne la littérature française du Moyen Age à l’Université de Valenciennes et j’ai publié une thèse de Doctorat d’Etat consacrée à « l’évolution des études médiévales en France de 1860 à 1914 », c’est-à-dire à la période où de grands érudits du siècle dernier, des gens de la dimension d’un Gaston Paris ou d’un Joseph Bédier, ont véritablement fondé notre discipline. En fait, ma véritable vocation, c’est l’histoire ; et je retrouve l’histoire aussi bien dans mes recherches comme médiéviste que dans mon activité dans le domaine de l’astrologie mondiale que j’ai découverte grâce aux travaux d’André Barbault à qui nous devons d’avoir solidement ancré cette branche de l’astrologie sur l’étude des cycles planétaires. C’est devenu aujourd’hui une évidence ; cela ne l’était pas il y a soixante ans, quand il a commencé à suivre l’actualité dans les années qui ont précédé immédiatement la Seconde Guerre mondiale. Dans ce domaine, j’ai élargi mon horizon et approfondi mes connaissances en traduisant d‘anglais en français un ouvrage dû à trois auteurs - Charles Harvey, Nicholas Campion et Michael Baigent - et qui constitue, je crois, la meilleure synthèse disponible aujourd’hui encore. J’ai entrepris pour ma part une étude sur les cycles des planètes lentes, sur la longue durée historique - douze cycles Neptune-Pluton qui s’étendent de 3000 ans av. J.-C. à 3000 ans ap. J.-C. - en m’appuyant, pour l’histoire des civilisations, sur l’oeuvre du grand historien anglais Arnold J. Toynbee. Je m’efforce également d’associer étroitement à mes travaux en astrologie mondiale une perspective géopolitique largement inspirée par l’école française qu’a créée et fécondée le général Pierre-Marie Gallois.

Mon parcours intellectuel a été, très globalement, celui d’un chrétien occidental confronté au bouleversement des valeurs et au déboussolement des élites traditionnelles. Etant né à Fribourg, en Suisse, ma formation intellectuelle s’est faite au carrefour de trois horizons culturels - le français, l’allemand et le russe. Si la France m’a donné surtout le sens de l’histoire, la musique allemande, classique et romantique, a imprégné profondément ma sensibilité, tandis que mon âme s’est ouverte dès l’adolescence, par la connaissance du monde russe grâce à la lecture des grands romanciers du XIXe siècle, à la spiritualité orthodoxe. Vers le milieu des années 1960, alors que je vivais dans un village du Jura suisse, au milieu d’une vallée entourée de forêts de sapins, j’ai vécu douloureusement l’effondrement de la vie villageoise avec la généralisation de la voiture et de la télévision qui ont amené chacun à se replier sur sa vie individuelle, tout en ayant l’illusion de « se libérer ». Malgré la lecture des ouvrages de Paul Evdokimov et de Nicolas Berdiaev, ma rencontre effective avec l’orthodoxie a été retardée par une longue période de désarroi spirituel. Dans cette période sombre, la lecture de Tolkien est venue illuminer mon paysage intérieur. Ensuite, la lecture de René Guénon a constitué, pour moi comme pour bien d’autres, un véritable déclencheur d’un retour à la pratique religieuse ; durant un été, j’ai lu toute son œuvre. Dans la foulée est venue la découverte de l’astrologie, puis de la cyclologie, grâce à la lecture de l’oeuvre fondamentale de Jean Phaure, Le Cycle de l’Humanité adamique.

Ce fut un véritable cadeau pour moi que d’avoir la surprise de me voir proposer la rédaction d’un ouvrage de synthèse sur l’œuvre de Tolkien, alors que je n’avais jamais envisagé d’écrire quoi que ce soit sur cet auteur. J’ai vécu, en préparant ce livre – Tolkien, le Chant du monde – une des plus belles années de ma vie, complètement immergé dans le monde splendide et grandiose du Légendaire. Je pense que je n’en sortirai jamais tout à fait, et que la lumière qui émane de cette œuvre m’accompagnera jusqu’à mon dernier souffle. Mais d’autres projets se profilent, du côté de la littérature russe, pour la prochaine décennie…

Amfroipret, le 14 janvier 2008


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