Une quête du Graal
dans un roman scout
Bien Dire et Bien Aprandre, 13, 1996, pp. 179-187
Il n’est pas courant d’évoquer dans un congrès de médiévistes des oeuvres classées habituellement sous la rubrique de « romans pour la jeunesse » ; les deux romans que nous allons évoquer, et qui forment un seul ensemble, méritent pourtant de l’être dans la mesure où leur auteur est imprégné de l’esprit d’aventure et de mystère des romans de la Table Ronde et du fait que l’interprétation qu’il propose de la quête du Graal allie avec subtilité les exigences modernes de la rationalité scientifique et les aspirations éternelles de l’âme au surnaturel et au sens du sacré.
Le Raid des quatre Châteaux et La Neuvième Croisade sont dus à la plume de X.B. Leprince, pseudonyme d’au auteur plus connu sous le nom d’Eric Muraise, érudit provençal et historien amateur, qui se délassait de ses travaux de stratégie militaire - puisque ce grand amateur des aventures de l’esprit et de l’esprit d’aventure était, de son état, colonel attaché aux services des renseignement de l’armée - par des recherches sur les mystères de l’histoire, comme la survivance de Louis XVII[1], et par des romans pour la jeunesse. Les deux romans qui nous occupent sont parus en 1955 aux Editions Alsatia, dans la mouvance des fameux « Signes de Piste », et se rattachent ainsi à ce genre très particulier que constitue le roman scout. Nous y retrouvons donc certains traits constitutifs de ce genre : la vie d’une patrouille - les Hirondelles, constituée exceptionnellement de représentants de trois pays européens, l’Allemagne, la France et l’Irlande, et placée sous la direction d’un chef élu, Alec Cochrane - ; une aventure qui n’a au départ que l’allure d’un grand jeu scout, mais qui prend bientôt une tournure sérieuse, avec des épisodes dramatiques et des enjeux qui dépassent largement le cadre des préoccupations ordinaires de garçons de quinze ans ; l’exaltation des valeurs constitutives de la loi scoute, le sens de l’entraide, du service, de l’amitié. Mais à cet aspect chevaleresque qui rapproche l’idéal scout de celui des héros de la Table Ronde, l’auteur ajoute tout un pan de mystère, qui rattache cette oeuvre à une thématique courante dans les milieux occultistes et ésotériques du XIX° et du XX° siècles. L’auteur remplit sa tâche, hâtons-nous de le préciser, avec beaucoup de talent et d’habileté et sans jamais susciter le moindre ennui.
C’est à l’ombre de la noble et romantique figure de Louis II de Bavière - le roi de Richard Wagner - que prend naissance la quête qui va conduire nos jeunes héros d’après la Seconde Guerre mondiale d’abord dans une équipée bavaroise, puis dans une campagne vendéenne, enfin dans une expédition à Montségur, la dernière citadelle des Cathares. En effet, l’un des membres de la patrouille des Hirondelles, Bruno von Wieseneck, a pour ancêtre un page du malheureux roi, Conrad, à qui fut confiée jadis un secret et une mission de la plus haute importance. Au moment d’être réduit à l’impuissance et emprisonné dans son propre château sous prétexte de folie, en juin 1886, le roi Louis II confie au jeune Conrad une médaille dont le revers porte l’image d’une rose héraldique au coeur surchargé du chiffre I. Le roi remet également au jeune homme un message renfermé dans une enveloppe, qu’il déclare être encore plus précieux que la médaille, et qui est destiné à la cousine du roi, Sophie-Charlotte, Duchesse d’Alençon. Louis II accompagne la remise de ces dons par des explications exaltées et mystiques relatives au Graal, à la Rose-Croix et au destin des Nations, que le jeune Conrad retient sans y comprendre grand-chose... mais qui ne manqueraient pas de susciter l’intérêt et la surprise de médiévistes avertis !
Qu’on en juge : après avoir rapporté la légende de Joseph d’Arimathie et l’histoire du Graal jusqu’à la mort de Galaad à Sarras, le roi, fidèle jusque-là à la vulgate arthurienne, affirme que le Graal n’est point remonté aux cieux, qu’il est destiné à assurer le salut des Nations et qu’un nouveau Parsifal est appelé à le retrouver, avec l’aide des chevaliers de la Rose Mystique. Lui-même a poursuivi cette quête, dans l’espoir de rendre la paix au monde chrétien divisé. Nous voyons par là comment s’esquisse, dès le prologue de l’oeuvre, une thématique métapolitique qui s’appuie sur les légendes du Moyen Age pour leur donner une signification appropriée aux problèmes des Temps Modernes. Ce gauchissement de la signification de la Quête, son rabattement sur le plan temporel, s’accompagne d’une transmutation du Graal lui-même qui n’est plus, comme dans la Queste del Saint-Graal, la manifestation du Saint-Esprit, apparaissant et disparaissant selon le niveau de réalisation spirituelle des quêteurs, mais devient un objet magique, porteur d’une puissance qui se situe aux confins du matériel et du spirituel.
Le Raid des quatre Châteaux débute comme un traditionnel grand jeu. Quatre patrouilles, regroupant des représentants de douze pays, sont lancées dans une quête d’objets divers le long d’un périple qui englobe quatre châteaux bavarois : Berg, Possenhofen, Neuschwanstein et Linderhof. La succession des aventures et les objets de la quête sont révélés au fur et à mesure par le déchiffrement offert à la sagacité des quêteurs de quatrains tirés des Centuries de Nostradamus. Dès la première étape, le descendant de Conrad, Bruno von Wieseneck, prend conscience du fait que la mission confiée à son ancêtre lui est maintenant dévolue et que la troupe des Hirondelles est impliquée dans l’aventure instaurée par le roi Louis II. Au château de Possenhofen, où Conrad devait laisser le message du roi destiné à sa cousine Sophie-Charlotte, Duchesse d’Alençon, Bruno révèle à ses compagnons une étrange aventure survenue à son aïeul. Dans une région sauvage du Haut-Brisgau, celui-ci était tombé un soir sur une bâtisse isolée, aux portes de laquelle deux lionceaux de grès reposaient leur patte sur un disque gravé de la rose héraldique. Conrad fut accueilli dans cette demeure et, portant à son cou la médaille confiée par Louis II, fut considéré par ses hôtes - des Rose-Croix perpétuant sous d’autres formes l’antique tradition du Temple détruit par Philippe le Bel - comme leur Imperator. Depuis, de père en fils, les descendants de Conrad ont hérité de cette charge, tout en essayant d’échapper à l’emprise des Invisibles qui tentaient de s’emparer de leur secret. Bruno hérite donc à la fois de la mission de son aïeul et d’une surveillance occulte de la part des Invisibles.
Ce récit, qui combine étroitement les prophéties de Nostradamus, le tragique destin des Templiers et leur survivance sous la forme d’un ordre secret de la Rose-Croix régi par un Imperator, puise à des sources innombrables qui alimentent, tout au long du XIX° et du XX° siècles, les écrits d’auteurs occultistes ou ésotériques. Eric Muraise ne prétend pas faire ici oeuvre d’historien, et il s’autorise des licences poétiques accordées au romancier pour supposer à son tour comme vraisemblable cette filiation bien hypothétique. Toujours est-il que ce lien entre la thématique templière et l’aventure du Graal est présent, dès le Moyen Age, dans l’oeuvre de Wolfram von Eschenbach, et nous verrons par la suite que l’auteur de notre roman moderne semble s’inspirer davantage de l’esprit de l’oeuvre germanique que des romans français de la même époque.
Or voici que l’aventure conduit à son tour Bruno von Wieseneck sur les lieux mêmes où son ancêtre Conrad a été recueilli par les Invisibles, et il est fait prisonnier par eux. Sommé de choisir entre l’adhésion à l’Ordre secret ou la restitution aux Invisibles de la médaille confiée à ses ancêtres, Bruno se résout à ce dernier parti. Il est libéré par ses camarades dans des conditions assez rocambolesques. Par la suite, les jeunes scouts apprennent par hasard au cours d’une fête dans un village que ceux qui se présentent comme les Invisibles ne seraient en réalité qu’une bande de contrebandiers exerçant leur trafic dans la région. Cette technique romanesque qui vise à jouer sur le double registre du merveilleux et du prosaïque, suscitant une perpétuelle oscillation entre les deux lectures, nous paraît typique de la reprise moderne des romans arthuriens. Tout se passe comme si l’évidente immédiateté du surnaturel, si caractéristique de l’esprit traditionnel, était devenue inaccessible à l’homme civilisé. D’où une lecture généralement “déceptive” des grands mythes médiévaux, comme Robert Baudry l’a bien montré dans sa présentation des oeuvres inspirées par le Graal chez Guillaume Apollinaire, Cocteau, Julien Gracq ou Pierre Benoît [2]. Il faut néanmoins reconnaître à Eric Muraise une habileté dans le maniement de ce double registre jouant tour à tour de l’exaltation et de la déception.
C’est au château de Neuschwanstein que Bruno découvre, gravée sur une rose héraldique de la main de Louis II, le message énigmatique confié jadis à Conrad. Il s’agit d’une sorte de cryptographie, dans le plus pur style de celles, si nombreuses, qui parsèment les romans de Jules Verne et que Marcel Moré a exploité avec bonheur dans l’exploration de cette oeuvre, comme la nôtre qualifiée de littérature « pour la jeunesse » et comme la nôtre riche de toute une thématique occultisante [3]. Le message du roi de Bavière comporte un certain nombre de noms de lieux, en clair ou abrégés, suivis de chiffres qui semblent être l’indication de distances. A côté de Laval et de Verdun, on y lit le nom de la ville de Niort, qui est précisément le lieu d’où proviennent les membres français de la patrouille des Hirondelles.
Muni du précieux message, Bruno va récupérer, dans des circonstances dramatiques, la médaille qu’il avait abandonnée dans la demeure des « Invisibles-contrebandiers ». Une dernière tentative de leur chef pour s’emparer de Bruno, dans les marais de Murnau, tournera elle aussi au tragique : le maître des Invisibles périt englouti par l’eau fangeuse devant les adolescents impuissants à le secourir et il reconnaît avant de disparaître Bruno comme l’Imperator de la Rose-Croix.
Arrivés au terme de leur raid mouvementé, les scouts sont donc en possession du message de Conrad, complété par un nouveau quatrain nostradamique découvert sur le missel de Sophie-Charlotte, précédé du nombre 23 12 44 :
Du mont sacré serré par l’entreprise
Le faux semblant a fui pour mieux tromper
Le scyphe d’or enfoui sous la chemise
Quand de Bertrand le saint corps fut cramé.
Nous sommes là au tournant de l’aventure ; elle va reprendre, un an plus tard, en terre française.
C’est à Niort, en effet, que doit se reformer, pour la poursuite de sa quête, la patrouille des Hirondelles. Mais avant que les scouts français, allemands et irlandais soient à nouveau réunis, une sorte de prologue met en présence, dans une auberge de Thouars, aux portes de la Vendée, Bruno von Wieseneck et ses deux compagnons allemands avec un vieillard de grande allure, flanqué d’une jeune fille et d’un jeune homme. Le vieillard, dont la silhouette évoque celle du mage enlisé dans les marais de Murnau, lie amitié avec les scouts et se présente comme le seigneur de Pouzauges - successeur en ce lieu de l’illustre Barbe-Bleue ! - et Comte de la Tiffardières, ayant la charge de ses petits-enfants, nommés Simon et Amicie. Il déclare aux jeunes gens que le temps des aventures n’est pas clos et que les signes de ce temps laissent présager l’apparition d’une nouvelle résurgence de la Chevalerie. L’auteur reprend ainsi à son compte une technique largement répandue, en particulier dans le Lancelot-Graal, celle des prédictions qui contribuent à creuser l’attente avant le temps des accomplissements.
L’équipée vendéenne des scouts réunis nous plonge dans une ambiance voisine, par certains aspects, de celle du Grand Meaulnes ; leur parcours dans la forêt mélusinienne de Vouvent est parsemé d’épisodes contrastés : nous trouvons pêle-mêle une réminiscence de la Mesnie Hellequin avec une « Bête Faramine » qui s’avère finalement être une facétie de la jeune Amicie, un campement émouvant dans la grotte où se trouvait l’ermitage du Père de Montfort, une fête au château de l’Etoile, des combats entre les scouts et une bande de jeunes paysans de la région animés par Amicie, enfin un bal costumé lors d’un mariage au château de Pouzauges, chez le Comte de la Tiffardières.
C’est là que se renoue le fil avec la thématique templière et rosicrucienne. Il se trouve qu’un ancêtre du Comte de la Tiffardières, François de Pouzauges, reçut en 1793, de la part du fameux et énigmatique Saint-Germain, la garde de cette commanderie secrète des Templiers, au service de leur Temple Ultime, Montségur en Ariège, la dernière citadelle des Cathares, tombée le 2 mars 1244. Le Comte de la Tiffardières a la charge d’héberger un Voyageur des Invisibles qui passe tous les vingt ans. Une nouvelle fois, l’envoyé des Invisibles, présent à Pouzauges au moment de la noce, cherche à s’emparer, sans succès, du sceau des Imperators de la Rose-Croix que porte Bruno von Wieseneck. Les explications du Comte de la Tiffardières orientent maintenant les scouts vers la dernière étape de leur quête : non pas Niort et la Vendée, mais Montségur et le Sabarthès. La série de chiffres qui précède le quatrain de Nostradamus désigne la date qui vit la fin de la résistance cathare et l’allusion au « faux semblant » qui fuit le « mont sacré » désigne un faux Graal, évacué in extremis par les assiégés pour dévier les recherches de leurs ennemis, alors que le vrai Graal serait demeuré sur place, bien à l’abri dans la forteresse.
A partir de là, l’auteur s’inspire largement des thèses d’un Graal pyrénéen mis à l’honneur par Otto Rahn et Déodat Roche, et qui a inspiré également un auteur cité par Robert Baudry dans son étude sur le Montsalvat de Pierre Benoît, Maurice Escholier, qui écrivit en 1952, avec Maurice Gardelle, le Secret de Montségur. Il est vraisemblable qu’Eric Muraise ait connu cette oeuvre, qui précède de peu son propre roman, puisque nous retrouvons chez l’un et l’autre un personnage féminin, une sorte de Kundry wagnérienne, gardienne des lieux, qui porte dans les deux cas le nom de Colombe, évocatrice du Saint-Esprit ou de la doctrine cathare, selon les interprétations. En outre, comme dans le roman de Pierre Benoît, les scouts explorent la fameuse grotte de Lombrives où auraient été emmurés les derniers cathares.
Dans leur quête pyrénéenne, les scouts se heurtent à l’hostilité de jeunes montagnards, guidés par Colombe et sous le commandement d’un nomme Jean Ferrer des Montagnes qui s’est institué en quelque sorte le gardien de la « Coupo Santo » après que son frère eut été brûlé à mort par « la pierre qui se défend toute seule ». Après de nouveaux épisodes guerriers, tout le monde finit par se retrouver au coeur de la forteresse et Bruno von Wieseneck, descellant la fameuse « pierre qui brûle », s’apprête à mener la quête à son terme.
La scène finale du Graal à Montségur ne manque pas de grandeur, ni de subtilité dans la réinterprétation du mythe. Bruno voit d’abord le Graal dans la cavité libérée par la pierre descellée, mais il n’en supporte pas la vue et redescend auprès de ses compagnons. Il est en fait accablé par le sentiment de son indignité, consterné de n’avoir rien senti à la vue du Graal, alors qu’il s’attendait à ressentir l’extase mystique d’un Galaad devant la coupe sacrée. Bruno von Wieseneck, malgré la pureté de son âme, fait bien partie de cette cohorte des héros modernes du Graal qui font l’expérience amère d’une vision déceptive dans un univers désenchanté. Mais ses compagnons le poussent à poursuivre jusqu’au bout l’aventure. Afin de ne pas souiller le vase de ses mains impures, Bruno passe sur son cou en étole une ceinture de laine que lui transmet Jean Ferrer ; puis il ramène l’étole sur ses mains et saisit la coupe, la brandissant au-dessus des scouts agenouillés :
Un instant, il demeura adossé à la muraille, sans souci d'équilibre, et comme enivré de son geste. Une atmosphère de miracle les baignait, et le miracle eut lieu... L'officiant sentit la coupe se dissoudre entre ses mains ; elle s'évanouit en poussière impalpable, tandis qu'une étrange étoile verte bondissait dans la nuit. L'assistance prostrée en suivit la trajectoire hallucinante, et lorsqu'elle percuta les dalles de la forteresse, elle ondula avec la vivacité d'une chose vivante, et se précipita au sein d'un réceptacle de ténèbres, avalée par le sol de la baille. La vision leur inspira une horreur panique.
Ainsi finit ce Graal pyrénéen : au lieu d’une remontée vers les cieux de la main des anges, une plongée dans les ténèbres, suscitant l’horreur. Mais l’auteur prend soin de laisser la porte ouverte à toutes sortes d’interprétations où chacun est susceptible de retrouver son compte : selon Roland, l’ami niortais de Bruno, cette coupe ne saurait être celle de Joseph d’Arimathie qui recueillit le sang du Christ, mais un suspect héritage du Temple et des Cathares ; selon le Comte de la Tiffardières, ce Graal aurait été en réalité un minerai radioactif, engendrant les blessures mortelles du frère de Jean Ferrer et des brûlures aux mains de Bruno, victime comme certains savants modernes morts pour la science de son contact avec cette substance ; mais l’auteur ménage aussi une lecture plus spirituelle du mythe : le chef des scouts, Alec, blessé lors du combat contre les jeunes montagnards, est demeuré endormi durant toute la scène où Bruno a découvert le Graal; pour lui, le Graal reste à jamais vivant et lumineux dans son coeur :
La tiède haleine de la nuit caressait le front blême de celui qui jamais ne verrait le Graal. Le magnifique symbole pour lequel il avait engagé à fond sa Patrouille vivrait encore intangible, affranchi de la déception du réel, sous ses paupières closes. Lui seul le conservait magnifié en son coeur.
Ainsi, même pour ceux qui écartent l’interprétation purement matérialiste du Graal - un vulgaire objet radioactif - le symbole ne conserve sa lumière qu’à la condition de n’être point vu. En vérité, les chemins de Montségur ne mènent point à Corbenic...
Charles RIDOUX
Bellignies, le 19 juillet 1994
[1] MURAISE Eric, Histoire et légende du Grand Monarque, Paris, Albin Michel, 1975 - Refonte de la 1ère éd. intitulée : Du Roy perdu à Louis XVII, Julliard, 1966.
[2] BAUDRY Robert, « Le Graal aujourd’hui », Cermeil, n° 3, 1985, pp. 57-61. Cf. également, du même auteur : « Le Montsalvat de Pierre Benoît : une quête occitane et catalane du Graal », Cermeil, n° 5-6, Actes du Colloque international sur le merveilleux, Narbonne 27-30 août 1985, pp. 14-22.
[3] MORE Marcel, Le très curieux Jules Verne, Gallimard, 1960 ; Nouvelles explorations de Jules Verne, Gallimard, 1963. |