Perceval au pays de l’Anaon : une réécriture romanesque de la visite au château du Roi-Pêcheur
Communication au Congrès arthurien international
de Bangor (20-30 juillet 2002)
Le roman intitulé Prélude à l’Apocalypse ou les derniers chevaliers du Graal et publié sous le pseudonyme de Louis Lambert dans les années 1980[1] présente, au milieu d’une triple série d’aventures qui font passer le lecteur des espiègleries d’une sorte de roman scout au drame méta-historique d’une réalisation romanesque de l’Apocalypse selon saint Jean, une version surprenante mais digne de l’atmosphère poétique que lui a donnée Chrétien de Troyes au Moyen Age, du fameux épisode de la visite de Perceval au château du Roi-Pêcheur. Nous examinerons la façon dont l’auteur contemporain arrive à renouveler un sujet si délicat, les procédés par lesquels il transpose le charme poétique de cet épisode chez Chrétien de Troyes et par lesquels il enveloppe de mystère l’aventure de son héros. Nous nous intéresserons tout particulièrement aux « marques » qui visent à souligner le caractère médiéval de l’épisode tout en l’inscrivant dans le contexte de notre modernité, ainsi qu’aux éléments constitutifs du merveilleux. L’entrée dans le mystère et le retour au monde de la banalité quotidienne constitueront deux moments forts de cet examen. Nous étudierons enfin la place de cet épisode dans l’économie générale du roman, bien différente de celle qu’occupe la visite au Roi-Pêcheur chez Chrétien de Troyes, bien que, dans sa structure globale, le roman moderne obéisse, semble-t-il, à une logique narrative proche de celle que Pierre Gallais a pu appliquer à certains romans arthuriens dans son Hexagone logique.
Chez Chrétien, trois moments privilégiés contribuent à susciter le sens du mystère et à créer le climat poétique dans lequel baigne l’épisode de la visite de Perceval au château du Roi-Pêcheur. C’est tout d’abord la rencontre, au bord de la rivière, du pêcheur qui offre l’hospitalité au chevalier désorienté et qui semble connaître mieux que lui ce dont il a besoin.[2] Vient ensuite le fameux cortège du Graal durant le repas fastueux offert au visiteur qui demeure muet en dépit de son étonnement. Enfin, le lendemain matin, c’est la mauvaise surprise de ce château devenu désert et du pont-levis qui se relève brusquement, comme si l’on voulait éjecter le héros indigne hors de ce lieu. Tout l’art de Chrétien consiste ici à présenter les choses du point de vue de son héros qui traverse cette aventure sans comprendre ce qui se passe, et surtout à ne pas donner d’explication à son lecteur. Et c’est bien cet art de maintenir toute sa charge de mystère à cet épisode qui a incité tant de continuateurs, au Moyen Age et dans la littérature moderne, à revenir sans cesse sur cette scène dont Jean Frappier a montré jadis qu’elle était fondatrice du mythe du Graal en tant que mythe littéraire.
La première tâche du romancier moderne désireux de faire accéder son personnage dans le haut lieu où va se dérouler à nouveau la scène fondatrice du mythe - le cortège du Graal - est de « décrocher », si l’on peut dire, d’avec la banale réalité de la vie quotidienne moderne, tout en inscrivant son aventure dans un cadre géographique réaliste. Le choix s’est judicieusement porté sur une des régions les plus désolées de la Bretagne, mettant à contribution les tourbières aux abords du lac situé au fond de l’entonnoir de l’Anaon ainsi que les rochers sauvages du Roc Trévézel :
On allait bientôt retomber de ces terres opulentes dans le plus impressionnant désert de toute la Bretagne. Cette contrée marécageuse approchait, en effet, où les antiques populations cimmériennes avaient situé l’Anaon, autrement dit leurs Enfers, au creux ménagé entre le Roc Trévézel, le Signe de Toussaine et Braspart d’un côté, les roches colossales de Huelgoat de l’autre.
L’auteur creuse un espace onirique à la fois au cœur de la terre bretonne et dans le temps, avec l’évocation des « antiques populations cimmériennes », ouvrant à une rêverie sur les civilisations disparues. Le « décrochage » d’avec la réalité ordinaire sera produit par un fait banal : une panne d’essence juste au moment où tombe un épais brouillard. Le héros va être séparé de ses compagnons qui retournent à pied en arrière, en direction de Pleyber Christ, tandis que Raymond va de l’avant et, bientôt, s’engage imprudemment sur la gauche, en contrebas, sur un sentier, en quête d’une ferme solitaire. Au moment où il prend conscience de s’être aventuré inconsidérément malgré les recommandations de ses ami, une trouée dans le brouillard, qui lui permet de voir, sur une nappe d’eau, deux silhouettes sur une barque plate :
Il eut tout de suite l’impression d’avoir affaire à des vieillard, d’une assez belle allure, ma foi. L’un, assis, engoncé dans une ample cape à capuchon rabattu sur sa tête, tenait en main une gaule et paraissait suivre de l’œil son bouchon flottant sur l’eau parfaitement immobile. L’autre, debout, tenant une rame en godille à la poupe de la petite embarcation, regardait dans la même direction.
Le rameur répond au jeune homme, qui s’enquiert d’un gîte pour la nuit, sur un ton cordial, mais légèrement ironique, et il semble à Raymond reconnaître ce ton. Le pêcheur, quant à lui, s’adresse avec une majestueuse distinction au jeune homme qu’il examine d’un regard pénétrant, pour le bénir et lui souhaiter d’être conduit par son Ange gardien au lieu indiqué par le rameur. Le brouillard enveloppe alors les deux vieillards et Raymond, ayant pu regagner la route, trouve maintenant sur sa droite un chemin escarpé qui va le conduire, à proximité du Roc Trévézel, à une demeure close par une porte en bois munie d’un anneau de métal. Le texte insiste sur le franchissement, hautement symbolique, de cette porte qui va se refermer avec fracas sur celui qui pénètre dans ce lieu :
C’était un anneau. Il le souleva puis le rabattit. Mais l’huis ne résonna même pas sous les coups qu’il lui infligeait par ce moyen. Alors seulement il eut l’idée toute naturelle d’essayer de faire pivoter l’attache de l’anneau, ce qu’il obtint aisément. Du coup, une fermeture céda quelque part et la lourde porte s’ouvrit. Elle lui avait livré l’entrée d’une cour où, à quelques mètres à peine, une autre ouverture se distinguait, sur un escalier tournant, illuminé d’en haut par une source de lumière invisible. La porte par où il était entré, laissée à elle-même, s’était rabattue avec un bruit sinistre.
Mais aussitôt la tonalité change, et l’on bascule des ténèbres et de l’angoisse dans la lumière et dans la joie. Tout d’abord, Raymond croit reconnaître un jeune homme, qu’il prend pour Raphaël - le frère de celle qu’il rêve d’épouser - mais qui dit se nommer Uriel, et dont il ne reconnaît pas la voix. L’auteur joue manifestement ici sur le jeu miroitant des apparences, sur l’indécision entre le connu et l’inconnu, entre le rêve et la réalité. Notre héros apprend alors qu’il est attendu en ces lieux, et depuis longtemps. On le conduit dans une chambre somptueuse :
Mais il se vit bientôt dans une grande chambre qu’un épais rideau rouge sombre retranchait de ce qui devait être une vaste baie. Dans la même clarté, un peu irréelle, il nota un lit à baldaquin, grandiose, une crédence massive où de l’eau chaude fumait dans une aiguière d’argent, un mince flacon d’albâtre, qui répandait l’arôme, sans doute exotique, d’une huile parfumée, et une serviette d’une étoffe damassée, si riche qu’il n’en avait jamais vue de pareille.
Chez le romancier moderne, la description de la chambre somptueuse souligne l’hospitalité bienveillante dont bénéficie celui qui est tant attendu et constitue comme un premier degré dans une croissance de la lumière qui culminera bientôt avec le cortège mystérieux dans la salle magnifique où Raymond est accueilli par une foule richement parée :
A travers une enfilade de pièces peu éclairées celui-ci l’amena enfin à ce qui lui parut une salle magnifique, quoique de dimensions réduites. Sur les murailles scintillaient des formes indistinctes, qui devaient être des armures, entre ce qui paraissait de lourdes tapisseries héraldiques. Ici, toute la clarté venait d’une cheminée immense, où flambait, chose curieuse, sans le moindre bruit ! un brasier dansant qui communiquait à tout et à tous une chaleureuse palpitation. Dans la demi-pénombre, une foule d’hommes et de femmes, parés d’habits somptueux qu’il regrettait de ne pas pouvoir mieux admirer, se rangeait à l’extérieur d’une longue table en fer à cheval.
Le romancier moderne transforme profondément toute la signification de la scène du Graal en mettant au centre de la scène, non pas le Roi-Pêcheur seul, mais un couple royal :
Face au brasier, deux figures, particulièrement imposantes, fermaient le cercle. L’une d’elles, en dépit d’une barbe majestueuse et tout aussi fleurie que celle de Charlemagne, lui parut quelque Eric d’un autre âge, tout comme Uriel un autre Raphaël. Mais la superbe figure qui lui faisait pendant évoquait-elle une plus jeune Enide ou quelque autre Adeline qui eût grandi sans vieillir ? Il n’eût su le dire. Ce qui était sûr, c’est qu’ils n’avaient pas besoin, l’un et l’autre, de couronne pour être royaux !
Éric et Enide - l’allusion au premier des romans de Chrétien de Troyes est évidente - sont les parents d’une famille nombreuse où Raymond et ses compagnons ont été accueillis, et Adeline est une sœur d’Argante, surnommée Viviane, qui n’est autre que la future épouse de Raymond. Si le romancier moderne semble trahir son modèle médiéval, il demeure, au fond, très fidèle à certains aspects de l’œuvre de Chrétien par cette mise en scène onirique d’un roman familial où il s’agit pour le héros de retrouver « les siens » et de se situer parmi eux en fonction d’une mission à remplir dans le monde. L’auteur ne suit pas non plus Chrétien dans la description détaillée des mets somptueux servis durant le repas ; l’accent se déplace sur la musique éthérée , sur les serviteurs silencieux et sur l’hydromel, boisson à laquelle notre héros goûte pour la première fois. Ici, l’auteur moderne multiplie en quelque sorte les indices créateurs d’une « atmosphère merveilleuse » : la musique à la fois archaïque et romantique (avec cette curieuse mention de Schumann), l’invisibilité des musiciens et le service feutré des serviteurs, l’étrangeté des mets servis.
Le cortège du Graal - moment culminant de la scène - n’apparaît pas, comme chez Chrétien, durant le repas, mais à la fin du repas, alors que la table est desservie et que la musique s’est tue.
Tandis que tous se levaient, il vit entrer le plus surprenant des cortèges. En tête, venaient deux figures féminines, l’une en plein éclairée par le feu, l’autre dans l’ombre, qui évoquèrent pour lui Araceli et Armide, bien qu’il pût discerner leur beauté, comme de soleil et de lune, mais non point leurs visages. Derrières elles, marchait un adolescent radieux, dont il ne sut s’il était vraiment vêtu de vermeil ou si le feu simplement se reflétait sur un tout blanc vêtement. Il portait, inclinée, ce qui lui sembla comme une lance d’or. Mais derrière lui, il fut saisi de voir s’avancer, cette fois c’était indubitable, Arielle elle-même. Mais cette beauté, qu’on voyait toute prête à percer dans les expressions et les gestes de l’enfant plus que dans les traits de sa face ou les formes de son corps, paraissait maintenant définitivement accomplie, incarnée, ou plutôt transfigurant une chair d’une jeunesse définitive. Elle était vêtue d’une robe florale, toute semblable à celle d’Argante, la première fois qu’il l’avait vue monter du lac à sa rencontre, issue du chatoiement de clartés qui paraissaient émaner de ses pas. Mais surtout, elle portait en ses mains quelque chose qu’il ne put même pas regarder, tant l’éclat, pourtant si pur, en était lumineux : une sorte d’émeraude solaire devant laquelle tous les fronts s’inclinèrent. Quand il se redressa avec les autres, il vit qu’une autre porte s’était ouverte, de l’autre côté de la grande cheminée. Pour autant qu’il pût deviner ce qui se passait, une autre figure royale, très semblable à la première, mais plus âgée, plus auguste encore, encapuchonnées comme celle qu’il avait observée dans la barque, et qui, d’ailleurs, était la même, était étendue sur un lit de parade. Arielle se pencha vers lui, avec une grâce qui tira les larmes des yeux du jeune homme, et le roi méhaigné (il se rappela l’étrange expression, sans pouvoir en déterminer le sens) reçut d’elle, sembla-t-il, quelque mystérieux présent. Puis la scène s’effaça comme dans un nuage et Raymond ne revint à lui que pour voir la procession achever de retraverser la salle et disparaître par où elle était arrivée, le chant d’un autre monde reprenant et s’éloignant avec elle.
La lance qui saigne est ici une « lance d’or » et le Graal - qui n’est pas nommé - est présenté comme une « émeraude solaire » d’un tel éclat qu’on ne peut la regarder. Le Roi-Pêcheur est assimilé au « roi méhaigné », expression qui vient à l’esprit de Raymond sans même qu’il en connaisse la signification. Au centre de ce cortège, la porteuse du Graal est Arielle, la femme-enfant, double dans le roman d’Argante-Viviane, qui donne au vieillard un « mystérieux présent ». L’auteur moderne revient en-deçà de la christianisation du Graal par Chrétien de Troyes, qui évoque « l’oiste qui el graal vient » (v. 6428). Mais ce qui demeure, c’est ce qu’on retrouve chez tous les auteurs, médiévaux ou modernes, qui ont « continué » le Conte du Graal de Chrétien de Troyes : la lumière surnaturelle attachée au Graal, quelle que soient la forme et la fonction de l’objet. De même que la valeur nourricière du Graal, suggérée ici par le présent fait par la porteuse au roi méhaigné. Et subsiste également le motif du héros incapable de poser la question que l’on attend de lui. Raymond, comme Perceval, se retire, recrû de fatigue, accompagné par un regard de commisération du roi et de la reine :
Alors il s’aperçut que tous étaient tournés vers lui, attendant il ne savait quoi. Il eût voulu exprimer au moins une reconnaissance, une admiration, une exultation confuse, mais il était si las, si étourdi surtout peut-être de tout cela, qu’il ne sut que s’incliner et se retirer, non sans remarquer l’étrange sourire du roi et de la reine, simple sympathie apitoyée, ou plutôt déception, inexprimablement consolée et de ce fait consolante ? C’eût été bien trop lui demander que d’attendre qu’il se posât clairement à lui-même la question.
Mais ne glisse-t-on pas ici du sujet d’un héros libérateur qui manque à sa mission à un héros que son passage au château du Graal devrait au contraire libérer - de ses inhibitions, de ses doutes, de son immaturité ? Du héros consolateur au héros consolé, il y a là un renversement, ou à tout le moins un déplacement du mythe vers l’attention portée à l’évolution intérieure d’un être. Si Raymond ne pose pas la question au château du Roi-Pêcheur, il sera néanmoins capable, de retour dans le monde, d’exprimer sa demande en mariage à Argante. Ainsi, la scène onirique de la visite au château du Graal peut-elle se lire, dans l’économie du roman moderne, comme une scène du théâtre intérieur du héros, marquant une étape indispensable dans le cheminement qui doit le conduire à une pleine maturité. Il faut à cet égard rappeler que, dans notre roman, la visite de Raymond au château du Roi-Pêcheur succède à une première aventure qu’il a connue, en compagnie d’Argante, au bord de la fontaine de Barenton, en Brocéliande, dans l’actuelle forêt de Paimpont. Le romancier moderne a su « conjoindre » avec art les deux motifs mythiques de la fontaine bouillonnante et du Graal - motifs d’ailleurs reliés par le symbole de l’émeraude : mais chez Chrétien, c’est la fontaine qui est présentée comme une émeraude reposant sur quatre rubis, tandis qu’ici c’est le Graal qui apparaît sous la forme d’une émeraude.
La sortie du château mystérieux, le lendemain matin, après une nuit de lourd sommeil, s’effectue, comme chez Chrétien, par la solitude du héros dans un lieu qui semble le rejeter : à la place d’un pont-levis qui se lèvre brutalement, on retrouve ici la porte qui se referme sur le héros :
Il retrouva la porte ouverte sur la cour, franchit celle-ci, souleva machinalement le loquet de la porte extérieure, l’ouvrit, sortit. La porte s’était refermée sur lui, avec le même coup de gong sépulcral que la veille au soir.
Mais lorsque Raymond parvient à nouveau au bord de la route, les brumes matinales se dissipent, le soleil répand sa clarté habituelle sur les monts d’Arrée ainsi que sur le lac dans la cuvette de l’Anaon :
Sur sa droite, ce qui devait être, d’après ce qu’on lui avait dit, le Signe de Toussaine, était complètement dégagé et, par delà, Braspart pointait vers le ciel. A gauche, d’autres hauteurs, plus médiocres, et entre deux, voici que d’un coup, comme si un rideau s’était écarté, à peine encore tremblant d’un restant de brume, l’entonnoir de l’Anaon se creusait au fond : le vaste lac plombé, tout au loin les bâtisses, sinistres à souhait, de Brennilis. Tout ce désert, d’une nudité âpre, était pourtant strié de l’or à demi-déteint des genêts partout semés à travers une triste verdure stérile. C’était d’une grandeur écrasante, si lugubre qu’elle fût, sans un arbre à perte de vue, sans aucune habitation, pas trace de vie, seulement la couche métallique de ces eaux mortes, sans rien à refléter.
Paysage apocalyptique qui fait justement la transition avec la dernière partie du roman, intitulée « Le changement des luminaires » et qui conduit ce roman, commencé avec l’équipée des « Argonautes » dans l’esprit d’un roman scout et dans un ton d’allègre ironie, vers une fin grandiose et d’une indéniable profondeur métaphysique, qui propose rien de moins que la mise en scène, fort habilement menée, de l’ultime moment de la Fin des Temps. Mais ici, l’auteur cesse de prendre pour modèle Chrétien de Troyes et les romans de la Table Ronde pour s’inspirer directement de l’Apocalypse de saint Jean. Derrière l’aventure d’une joyeuse compagnie qui n’est pas sans rappeler la « Compagnie de l’Anneau » chez Tolkien, ce sont les enjeux ultimes du destin de l’humanité qui deviennent le véritable sujet de cette quête qui a transformé les « Argonautes » en « Chevaliers de l’Apocalypse ». Saisissante mutation qui situe le mythe du Graal dans une perspective eschatologique autrement plus vaste encore que celle du cycle médiéval du Lancelot-Graal, et qui réinscrit l’héritage arthurien dans une perspective chrétienne parfaitement orthodoxe.
Charles Ridoux
Amfroipret, le 21 janvier 2001
[1] Lambert Louis, Prélude à l’Apocalypse ou les derniers chevaliers du Graal, Editions Criterion, Limoges, s.d. [1982].
[2] Et il li dist : « De ce et d’el / Avreiez vos mestier, ce cuit. » (vv. 3026-27). Nos citations de Chrétien sont tirées de l’édition de la Pléiade : Chrétien de Troyes, Œuvres complètes, éd. D. Poirion, Paris, Gallimard, 1994, (La Pléiade). |